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LES FÊTES CALENDALES

* Décembre

Le blé de la Sainte Barbe

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Planter le blé de la Sainte Barbe, 20 jours avant Noël, soit le jour de la Sainte-Barbara, est une des traditions calendales les plus suivies en Provence. Cette tradition nous vient de l’époque romaine. La légende indique que si la germination se fait bien et si le blé est vert, la prochaine moisson sera abondante.

Mais d’où vient cette tradition ? Sainte Barbe était la fille de Dioscore. Belle et jeune, elle était jadis très courtisée en Provence. Seulement, au grand dam de son père, elle préféra se consacrer à Dieu qu'aux hommes. Dioscore la fit enfermer dans une tour uniquement éclairée par deux fenêtres, où elle réussit tout de même à recevoir un enseignement chrétien, et à se faire baptiser.

Apprenant cela, son père la menaça de son épée, mais elle réussit à s'enfuir et se réfugia dans le creux d'un rocher qui, selon la légende, s'entrouvrit pour lui donner asile. Mais elle fut dénoncée par un berger qui reçut comme punition la transformation de son troupeau de moutons en sauterelles. 

 

Elle se retrouva alors emprisonnée et dut renoncer au christianisme et épouser un païen. Ne voulant pas renier Dieu, Barbe fut victime de nombreuses tortures, et finalement, son père lui trancha la gorge de ses propres mains. Dioscore fut alors frappé par la foudre, tel fut le châtiment céleste.

 

Afin de ne jamais oublier Sainte Barbe, les Provençaux plantent du blé dans 3 coupelles, le jour de la Sainte Barbe (transformée par l'église en Sainte Barbara), le 4 décembre. C'est là le début réel des fêtes calendales en Provence. Lors du gros souper, trois coupelles de blé sont disposées sur la table. Les trois coupelles représentent la trinité, que l'on retrouve également parmi d'autres traditions Provençales.

On dit également à cette occasion : « Quand lou blad vèn bèn, tout vèn bèn ! »

* NOVEMBRE 

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* OCTOBRE 

* SEPTEMBRE 

* AOUT

* JUILLLET 

* JUIN

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Le séchage de la lavande
 

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Après la cueillette il faut faire sécher la lavande sur un drap propre. Quand elle est sèche il faut trier les fleurs afin de les récupérer.

Nous confectionnons des petits sachets en coton pour introduire les fleurs séchées à l’intérieur.

La lavande parfumera nos armoires d’une odeur délicate.

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* MAI

* AVRIL

Les nids

En Provence, pays de forte tradition catholique, Pâques est une fête religieuse et familiale importante et très suivie, mais elle ne revêt pas, comme c’est le cas pour Noël, de caractère régional particulier. Il n’y a pas de Pâques provençales comme il y a un Noël provençal.

 

par un repas dominical en famille où la coutume est  dans beaucoup de foyers, de manger le gigot ou l’épaule d’agneau, accompagné de légumes de printemps et de plats comportant des œufs.

 

Il n’y a pas non plus de dessert pascal spécifiquement provençal. Tout de même pour le dessert, les ménagères préparent des oreillettes, des crèmes et des omelettes sucrées. À Marseille, les îles flottantes sont un des desserts de Pâques. Dans les villes, quelques pâtissiers confectionnent encore des gâteaux spécifiques, les « nids »,

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* MARS

                                               A l’aïgo sau, leï limaçoun ! N’aven dei gros, e dei pichoun

                                                                           A l’eau salée, les limaçons ! J’en ai des gros, et des petits. 

 

 

Un peu d’histoire :

Métier typiquement provençal, la marchande de limaçons sillonnait les marchés et les villages de Provence pour vendre des limaçons, petits escargots blancs très appréciés par les provençaux, encore de nos jours.
La marchande de limaçons ramassait les limaçons, puis les faisait cuire dans une grande marmite dans un mélange d’eau salée et de fenouil. Elle se rendait ensuite dans les villages et déambulait dans les ruelles et sur les marchés en attirant les gourmands en chantant à tue-tête :

 A l’aïgo sau, leï limaçoun ! N’aven dei gros, e dei pichoun. »

Facilement reconnaissable avec sa grande marmite sous le bras.

 

La saison :

C'est au printemps qu'ils sortent de terre, ils seront visibles tout l'été et en automne pour ensuite hiberner. Prélevez-les uniquement sur les plants de fenouil sauvages loin des zones polluées.

 

La préparation :

Pas besoin de faire jeûner les limaçons (contrairement aux plus gros escargots). Gardez-les un jour ou deux puis les rincez abondamment à deux ou trois reprises à l’eau avec un peu de sel et surtout pas de vinaigre (le vinaigre les recroqueville définitivement dans leur coquille). Vous les égouttez et les mettez dans une passoire fermée.

Pour faire en sorte que vos limaçons restent hors de leur coquille, mettez de l’eau froide dans votre marmite et déposez les limaçons qui vont en très peu de temps sortir systématiquement.

Mettez votre feu au ralenti de façon à tiédir l’eau.  Ne remuez surtout pas.

2-3 minutes après mettez le feu au maximum. Ils ne pourront retourner dans leur coquille car l’eau tiède aura fait légèrement gonfler leur corps et ils seront saisis toutes antennes dehors. Pour effectuer cette opération, utilisez de préférence une grande marmite.

Dans votre marmite ajoutez du gros sel, du poivre, du laurier, du thym, du fenouil séché, 1 clous de girofle, un zeste d’orange. Vous portez à ébullition et vous laissez cuire à feu moyen 20/30 minutes. N’oubliez pas d’écumer régulièrement, c’est très important.

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* FEVRIER JANVIER 

 

La crèche et les santons

 
 
L'origine de la crèche provençale vient paradoxalement d'Italie. En effet, dès le XIIème siècle, dans les églises italiennes, on représentait la scène de la Nativité avec des sculptures mobiles, non fixées au sol. Traversant les Alpes, la crèche provençale a pris de plus en plus d'importance dans les célébrations de Noël pour devenir à ce jour la coutume le plus suivie des provençaux, et même par les autres régions françaises. La crèche provençale, que l'on commence avant Noël, a donné la vie aux pastorales, représentations théâtrales de la Nativité.
 
La crèche, représentant la scène de la Nativité, est composée des personnages, appelés santons, qui composaient nos villages provençaux, il y a quelques siècles : le berger, le rémouleur, le tambourinaïre, Lou Ravi et bien d'autres encore. L'origine du nom vient du provençal : santoun : petit saint. Voici en quelques mots la présentation des traditionnels santons provençaux :
 
 Le nouveau né, Jésus : inspiré de la culture chrétienne, Jésus porte seulement un drap et a le buste nu. Marie, la bienheureuse mère : représentée agenouillée, elle porte une tunique rose et un manteau bleu.  Joseph, le père : Vêtu de jaune avec un manteau marron.  L'âne : Représenté agenouillé et tournant le dos à l'enfant.  Le bœuf : Toujours représenté de même dimension que l'âne.  Les trois rois mages : n'apparaissent dans la crèche qu'à l'Épiphanie, ils viennent apporter leurs offrandes pour le nouvel enfant.  Lou Ravi : Coiffé d'un bonnet de nuit, c’est l’idiot du village. Les bras levés et avec un air de rompe figue, Lou Ravi est un des personnages phares de la crèche, qui donne son surnom aux gens qui paraissent ahuri, ou venant de se réveiller.  Les bergers (pastres en provençal) : Vêtus de leurs manteaux et du chapeau de berger, ils sont représentés surveillant leur troupeau, appuyés sur un bâton. Un jeune berger se tient devant la crèche tenant un agneau pour offrande à Jésus. Le meunier : Tout de blanc vêtu, il est représenté sur un âne, portant un sac de farine, ou venant de se lever.  Lou Tambourinaire : Représenté jouant du tambour en marchant, le tambourinaire rythme le cortège.  Lou Boumian : Mat de peau, vêtu d'une cape, c'est le rôdeur en quête de mauvais coups. 
  
L'aveugle et son fils : Guidé par son fils, l'aveugle avance au son du tambourinaire sans trop pouvoir pleurer son autres fils qu'il vient de perdre. Pistachiet et Jiget : Portant des offrandes, notamment de la pompe à huile ainsi que de la morue, ces deux valets de ferme sont destinés à faire rire. Les vieux : Ils sont au nombre de trois : le couple JordanMargarido, bras dessus bras dessous, sans cesse en querelles mutuelles. Représenté lui en jaquette, gilet brodé et lanterne à la main Margarido est coiffée de dentelle et porte un châle fleuri ainsi un panier d'osier au bras. Tous deux sont escortés de l’ami Roustido, dont la tenue recherchée témoigne de la position sociale d'ancien notaire dans le village. Souvent muni d’un grand parapluie rouge. Le pêcheur : Représenté assis, canne à pêche à la main. 
 
Et bien d'autres métiers représentés il y a quelques siècles

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